Contexte

Les forêts et surfaces boisées méditerranéennes requièrent une attention particulière pour différentes raisons : 

  • Elles jouent un rôle clé dans le bien-être des communautés méditerranéennes tant urbaines que rurales en dispensant des biens marchands (ex. bois de construction, bois de feu, liège, plante médicinales, etc.) ainsi que des services non marchands à forte valeur ajoutée (ex. qualité des sites, protection des sols, amélioration du microclimat, possibilités récréatives, etc.)
  • Elles constituent un patrimoine naturel mondial unique en termes de biodiversité, abritant quelques 25 000 espèces de plantes vasculaires (dont 50% d’espèces endémiques), un vaste éventail d’espèces forestières ainsi qu’un fort taux d’endémisme (290 espèces forestières indigènes dont 201 endémiques) et affichant une diversité génétique extraordinaire.
  • Leur conservation et leur gestion affectent les ressources en sol et en eau, ressources stratégiques clés pour les sociétés méditerranéennes.

Leur avenir est gravement compromis par les changements du climat et de l’occupation des sols, qui viennent s’ajouter à des problèmes de longue date tels que les feux de forêt, la surexploitation des forêts, la dégradation des terres et l’avancée de la désertification dans la région.

Cette situation fait apparaître trois enjeux scientifiques principaux :

Comprendre l’impact du changement climatique sur l’adaptation des espèces forestières et le fonctionnement des écosystèmes forestiers. 

Développer de nouveaux modes de gouvernance faisant jouer de nouveaux instruments économiques et de politique afin de garantir la fourniture durable de biens et services forestiers appropriés.

Développer des instruments adéquats afin d’optimiser la gestion des forêts et de favoriser son adaptation aux changements du climat et de l’utilisation des sols.


Relever des défis d’une telle complexité demande des capacités de recherche suffisantes. Néanmoins, la recherche forestière dans la région méditerranéenne a été traditionnellement handicapée par sa fragmentation, ses moyens limités et son isolement. Cette situation se trouve encore plus accentuée dans la sous-région du sud de la Méditerranée composée par les Pays partenaires méditerranéens (MPC). Il s’avère donc nécessaire de mettre en œuvre des moyens adéquats pour remédier à cette situation : partenariats de recherche, travail en réseau, renforcement des capacités et transfert de connaissances.